En utilisant le Site Internet , vous consentez à l’utilisation des cookies déposés par notre Site.

Le site Internet utilisent des cookies aux fins suivantes :

  • Usage du site : pour nous aider à reconnaître votre navigateur comme celui d’un visiteur précédent et pour enregistrer les préférences que vous avez déterminées lors de votre précédente visite sur le Site. Par exemple, nous pouvons enregistrer vos informations de connexion de sorte que vous n’ayez pas à vous connecter à chaque fois que vous visitez le Site ;
  • Réseaux sociaux : pour vérifier si vous êtes connectés à des services tiers (Facebook, Twitter, Google+…) ;
  • Ciblage : pour nous permettre de cibler (enrichissement de base) à postériori ou en temps réel l’internaute qui navigue sur notre Site ;
  • Mesure d’audience : pour suivre les données statistiques de fréquentation du Site (soit l’utilisation faite du Site par les utilisateurs et pour améliorer les services du Site) et pour nous aider à mesurer et étudier l’efficacité de notre contenu interactif en ligne, de ses caractéristiques, publicités et autres communications.

Voir la directive sur la confidentialité.
Afficher les documents RGDP (fr) / GDPR (gb)

frnlendeites

 

Cette nouvelle rubrique a pour but de mettre la lumière sur ceux qui font l'athlétisme.jof

Mensuellement, le Brussels Athletics partira à la rencontre d'un athlète, juge ou coach qui se sera particulièrement distingué sur le dernier mois.

 

L'artisan du mois d'aout : Joffray Baune

Nous inaugurons cette série avec Joffray Baune, un entraineur pollyvallent, multi présent et totalement dévoué pour ses athlètes!

Il rentre à l'instant de l'euro junior et des unniversiades à Taipei, soit un été bien rempli au rythme de l'athlé.  

 

Brussels Athletics : Quel fut ton Parcours d’athlète ?

Joffray Baune « J’ai commencé l’athlétisme à l’âge de 10 ans au SMAC (Namur-Jambes) en touchant un peu à tout. Vers 14 ans, je me suis dirigé plus spécifiquement vers le saut à la perche. Grâce au travail réalisé avec mon coach de l’époque Benoît Deguelle, j’ai très vite progressé et me suis retrouvé sur les podiums des championnats de Belgique en catégorie d’âge. Par la suite, j’ai intégré le sport étude à Jambes et ai continué de progresser régulièrement sous la coupe de Thierry Darquennes jusqu’en junior, avec un record à l’époque à 4m90. 

Par la suite, des problèmes de tendinite aux tendons d’Achille ont commencé à freiner ma progression. J’ai encore sauté quelques années avec de très beaux moments comme celui où j’ai réalisé 5m00 pour la première fois au meeting Puttemans à Woluwé, ou quand j’ai établi mon record (5m10) au championnat de Belgique en 2005, ou encore quand je suis devenu champion de Belgique toutes catégories en 2006 ».

BA : Raconte nous tes débuts comme entraineur : qu’est ce qui t’a motivé à faire cela ?? 

JB : « J’entraîne depuis quelques années déjà. J’ai commencé alors que je n’avais que 15 ans, un peu comme cela se fait régulièrement dans les clubs où les jeunes athlètes donnent un coup de main pour encadrer à l’école d’athlétisme. J’ai adoré ! Les enfants ont tellement d’énergie ! J’ai fait cela pendant 8 ans. En parallèle de l’école d’athlétisme et de mes propres entraînements en tant qu’athlète. Vers 18 ans, j’ai également commencé à épauler l’encadrement de certains athlètes cadets scolaires (pour dépanner au club) pendant les périodes où j’étais moi-même blessé, et de nouveau, j’adorais faire cela. En fait, je pense que j’ai toujours fait cela. Quand j’étais encore athlète, même s’il y avait un coach, j’étais toujours là pour apporter un petit conseil technique ou une petite aide aux autres athlètes du groupe. Je crois que cela a toujours bouilli en moi ! ;) »

Par la suite, tout s’est enchaîné très rapidement. Tout d’abord, en reprenant le groupe de saut à la perche au SMAC que Benoît Deguelle m’avait confié. Ensuite, j’ai commencé à entraîner en stage LBFA où j’ai rencontré Corentin Campener qui, quelques années plus tard, m’a demandé de devenir son entrainer personnel. J’ai commencé à l’entraîner sur Louvain-la-Neuve (là où il faisait ses études). Et cela a vite fait effet boule de neige. D’autres sont venu petit à petit nous rejoindre, comme ce fut le cas d’Antoine Gillet et de Jérémy Solot. 

J’ai alors rejoint l’Excelsior de Bruxelles, notamment avec Corentin et Antoine, ce qui nous a permis d’améliorer nettement notre situation d’entraînement. Et le groupe s’est agrandi petit à petit, en devenant très hétérogène puisqu’englobant à la fois les perchistes du SMAC à Namur, des sauteurs en longueur, des décathloniens (francophones et néerlandophones) et Antoine sur 400m. Et depuis ce temps, j’ai la chance d’avoir un groupe extraordinaire constitué de très belles personnes (au sens humain du terme) ! Romain Nicodème / RESC, Dimitri Montilla / RESC et Arnaud Destatte / WS ont également intégré ce groupe

Ce qui m’a motivé ? Je dirais que je suis un amoureux de la performance. Pas en tant que telle, mais plutôt sous la forme de la recherche de l’excellence de chacun en rapport avec ses propres qualités intrinsèques. La plus belle des récompenses à mes yeux est d’arriver à faire progresser un athlète au-delà de ce qu’il pensait lui-même arriver et à le faire repousser ses "limites".

Mon leitmotiv est de faire en sorte de les mettre dans les meilleures conditions possibles.

BA : Comment un ancien perchiste se retrouve notamment entraineur de 400m ? 

JB : C’est vrai que c’est un peu particulier ! ;) Je dirais simplement un concours de circonstance. Lorsque j’entraînais sur Louvain-la-Neuve, Antoine et Arnaud Froidmont m’ont demandé un petit coup de main pour quelques séances de technique de course et de départ. Je les voyais alors 1x par semaine. Par la suite, Antoine m’a demandé de prendre de plus en plus de place dans son encadrement. J’ai donc commencé à travailler avec lui et son coach de l’époque, François Debruycker, en commençant par intervenir principalement sur la technique de course et le travail en musculation. Et puis, petit à petit, mon implication a été de plus en plus importante. J’ai pris alors le temps de me former, en lisant beaucoup sur le sujet, en allant dans des colloques en discutant avec plusieurs entraîneurs de 400m afin de pouvoir lui apporter le meilleur encadrement possible. J’ai notamment beaucoup appris avec le 4x4 et avec Jacques Borlée. Mais je dois avouer que c’est avec Antoine lui-même que j’ai le plus apprisLes entraîneurs forment et sculptent leurs athlètes, mais je pense que les athlètes forment aussi leur coachEt aujourd’hui, je suis convaincu que mes connaissances en 400 je les dois en grande partie à Antoine. jo21078863 10159232944570174 5702075561205334896 n

Et voilà, aujourd’hui je me retrouve entraîneur de 4 et 4h. C’est fou. Je pense que si on m’avait dit cela il y a 15 ans je n’y aurais pas cru.

BA : Comment fonctionne tu avec autant d’athlètes d’épreuves différentes, de clubs différents et à horaires différents ?

JB : Avoir un groupe hétérogène est très chouette et très enrichissant. Par contre, d’un point de vue organisation, ce n’est pas toujours simple… Il faut savoir que certains de mes athlètes sont professionnels ou presque, d’autres sont étudiants avec un horaire allégé ou avec un horaire complet, certains travaillent… En termes d’organisation de groupe, je remercie Jean-Paul Bourdon qui m’a bien aidé à trouver des solutions. L’idée est dans un premier temps de prendre mon horaire ainsi que celui de mes athlètes. J’y cherche les moments de disponibilités communes, et je commence à construire à partir de ces moments. D’un point de vue organisationnel, j’essaye de les réunir le plus possible pour garder la chaleur d’un groupe. Ils font par exemple tous leurs entrainements de musculation au même endroit et plus ou moins en même temps.

Pour le contenu, j’essaye de faire en sorte de trouver les points de convergence entre les différentes disciplines pour réunir les athlètes concernés lors de séances communes et puis de travailler les spécificités à des moments où ce n’est plus possible et opportun qu’ils travaillent ensemble. Par exemple, les sauteurs en longueur feront une partie de leur travail de vitesse avec les coureurs de 4 et 4h, ou les décathloniens feront une partie du travail d’aérobie et de résistance avec les coureurs de 4 et 4h. 

Enfin, je travaille avec une planification assez précise et très détaillée, ce qui permet à mes athlètes d’arriver à s’entraîner correctement et avec les bonnes intentions dans les quelques cas où je ne sais pas être présent.

BA : Comment s’est passé ta saison estivale sur les pistes dans tes divers championnats?

JB : Et bien je dirais qu’il y a eu de belles prestations. Même si je pense qu’on est passé à côté de quelques énormes performances dans le groupe, au vu des prouesses réalisées aux entrainements par certains ! Il nous aura manqué un peu de réussite, mais les progrès sont là et on fera en sorte de faire tourner la roue pour aller chercher cette réussite ! 

Corentin a confirmé ce qu’il avait fait l’année passée en réalisant plusieurs concours au-dessus de 7m80. Mais le super concours n’est pas sorti.  Aux Universiades, cela s’est joué à peu de chose ! En qualification, dans un concours très difficile (27 participants - soit un saut toutes les 40 min - avec un vent tournant de -1 à + 3,5), il s’est super bien comporté et a montré qu’il avait sa place. Après un premier essai complètement loupé en raison d’un problème de marque, il réalise deux sauts nuls autour de 7m80-7m90, dont le dernier mordu de seulement 2cm. 

Romain a lui montré une partie de son évolution au travers de ses records explosés sur 400m (47"86) et sur 300m (34"10 sous la pluie). Il a également battu son record sur le 400m haies (51"54) Il a encore beaucoup de marge. 

Dimitri n’a malheureusement pas su défendre ses chances au championnat d’Europe junior cette année car 10 jours avant de partir, il a accidentellement percuté le bac de saut à la perche avec son pied et la douleur est restée trop intense que pour pouvoir démarrer le décathlon du championnat. C’est terriblement frustrant ! Toutefois il est sur les bons rails pour les années à venir.

Pour Antoine, cela a été plus compliqué avec une année assez noire. C’est la première fois depuis que je l’entraîne que l’on a été confronté à cela. Un problème persistant au dos survenu dès le stage en Afrique du Sud de janvier l’a empêché de courir toute la saison. J’espère que cela se réglera bientôt car je suis convaincu qu’il ne nous a pas encore montré toute l’étendue son talent ! Il y a une barre que l’on aimerait bien effacer sur 200m… les 21" !

Enfin, en vrac, quelques belles autres performances du groupe avec les super 7m68 de Romain Lambert / WS au saut en longueur en salle, le grand retour d’Arnaud Caluwé au saut en longueur également avec un saut à  7m62 (+3,5) ainsi que les records de Delphine Gillet sur 400m (57"20) et 800m (2’11"59) !

BA : Décris-nous en quelques lignes ta mission aux universiades car tu coachais tout le monde finalement?

JB : Aux Universiades, nous étions deux coachs en athlétisme : Tim Moriau et moi-même. Tim s’est occupé des athlètes du demi-fond tandis que je m’occupais des athlètes des épreuves explosives, à savoir la longueur, la perche, le sprint, le 4h et l’heptathlon. Au final, ça faisait pas mal de boulot, mais cela s’est très bien passé. 

En gros, notre mission était de faire en sorte que les athlètes se sentent au mieux. Cela signifie qu’on s’occupait d’eux dans la vie de tous les jours. On les encadrait sur les dernières séances d’entraînements et bien sûr on les coachait en compétition. En fait, lors des entraînements j’avais un peu l’impression d’être comme à certains entraînements en Belgique en m’occupant d’athlètes faisant des épreuves différentes à des endroits différents sur la piste. ;) On avait un super groupe, cela a été une merveilleuse expérience.

Les leçons que tu tires de cette saison 2017?

 Comme chaque année, il est important de faire l’analyse de la saison écoulée en regardant ce qui a très bien fonctionné et ce qui peut être encore amélioré. Cette année, je suis très content et très fier de boulot que l’on a effectué à l’entraînement et dans l’ensemble, le groupe e très bien progressé. Je suis par exemple très content des progrès en vitesse et de notre nouvelle manière d’aborder l’aérobie pour les coureurs de 4 et les décathloniens. 

Par contre, il nous aura manqué des petites choses pour certains lors de la phase de réalisation en compétition. J’ai remarqué que ce qui se passait en dehors de la piste avait plus d’impact que ce que je pensais (comme un manque de sommeil ou une alimentation inappropriée). Je suis très content d’avoir mis le doigt sur ces choses à la fois si simples et tellement importantes ! Je pense qu’il faut être plus précis et apporter aux athlètes des outils de contrôle afin d’arriver sur la piste au mieux de sa forme. 

D’autre part, je pense également que l’on peut être plus précis sur le travail de prévention, de renforcement, de gainage, de proprioception, de mobilité. C’est d’ailleurs pour ces raisons que j’ai décidé dès la saison prochaine, de m’adjoindre les services d’un préparateur physique qui aura un rôle très important !

Enfin, je pense que les Universiades nous auront appris énormément à Corentin et à moi. En ce qui me concerne, le fait d’encadrer des athlètes n’étant pas dans mon groupe m’a permis d’avoir un certain recul et cela m’a appris énormément ! Je pense vraiment que cette expérience enrichira ma manière d’entraîner et surtout de coacher –même si ce n’était pas la première fois que j’encadrais aux Universiades ou lors d’un championnat international des athlètes encadrés habituellement par d’autres entraineurs.

BA : Quels sont tes 3 meilleurs souvenirs de ta carrière de coach ? jo 12376015 10153395571502648 3689900642731329536 n

 

JB : Il est difficile de n’en retirer que 3 ;) J’ai eu la chance et le plaisir d’avoir beaucoup de moments magnifiques ! :) Mais allons-y :

Un des moments qui m’a le plus impressionné, c’était en 2015 au championnat de Belgique indoor lorsque Antoine réalisa 21"14 en finale du 200m. J’ai été complètement impressionné par sa performance et tellement fier de ce qu’il avait réalisé. Je me souviens que l’ensemble du public avait été saisi par la performance… Il en était de même pour moi. Sur le moment même, je n’avais plus de voix et les jambes sciées. Je crois que c’est la plus belle course que j’ai vue de lui. C’était LA performance ! J’avais les "poils" !! ;)

Plus récemment, cette année on a vécu un moment incroyable avec le groupe à la Flanders cup de Lokeren où Corentin s’est qualifié pour les Universiades au dernier essai. Cela a été un concours complètement dingue car on sentait qu’il avait le minima (7m85) dans les jambes et celui-ci se refusait à lui depuis plusieurs concours déjà. Une grande partie du groupe était là, aux abords de la piste, pour l’encourager. Il y avait énormément de tension et d’énergie dans l’air ! Au quatrième essai, il a déjà fait un gros saut et on y croyait tous… la marque tombe, 7m84 ! On a fait mesurer le saut à nouveau, et le décamètre indiquait 7m84 et demi –à quelques millimètres donc du minima ! Émotionnellement, c’était très fort, mais aussi difficile à gérer pour lui (d’autant plus qu’il avait raté le championnat d’Europe d’Amsterdam l’année passée pour un petit centimètre). Au 5ème essai, il a fait un nul et enfin au 6ème essai,… 7m89 !! Le soulagement, la joie ! C’était un moment très fort et qui a été partagé avec tout le groupe !

Si je devais en choisir un troisième, j’aurais envie de parler d’un concours en longueur qui s’est tenu en 2011 à Oudenaarde. C’était une petite compétition, lors de laquelle un de mes sauteurs, Arnaud Caluwé s’est révélé. Pour restituer un peu le contexte, cela faisait un an et demi que je m’occupais de lui. Avant cela, il avait un record à 6m29, mais j’avais déjà senti qu’il avait les jambes pour aller bien plus loin ! Il avait déjà bien progressé en termes de performance et était arrivé à la compétition avec un record avoisinant les 6m60. Il a très bien commencé cette compétition puisqu’il a battu son record rapidement avec 6m75. Il était déjà très heureux, mais le meilleur restait à venir. Au 5ème essai, il réalisa 6m95 ! Presque 7m00. Je me souviens de son visage quand il est sorti du sautoir, tout ému, surpris et même impressionné de ce qu’il venait de réaliser. Il y avait tellement de joie dans ses yeux. C’était vraiment beau à voir ! C’était un moment magnifique et très intense émotionnellement parlant. 

BA : Penses-tu qu’à Bruxelles il y a d’autres potentiels comme Anne Zagré et les Borlée ? 

Je pense effectivement qu’il y a énormément de potentiel et qu’il est largement sous exploité ! Il y a beaucoup de jeunes talents sur Bruxelles mais malheureusement, ils ne sont pas souvent bien pris en mains. Certains athlètes n’ont même pas de coach ou simplement pas de conditions correctes d’entraînement. Et pourtant, il suffit parfois de tellement peu pour lancer un athlète, une carrière ! Je pense vraiment qu’il y a un réel potentiel à développer sur Bruxelles au vu de la proximité des différentes structures. Je rêve de voir un jour des entraînements ou des athlètes de différents clubs s’entraîner au même endroit, et que ce qui les réunisse ne soit pas l’attachement à un club mais la structure (coach, infrastructure, …) et la passion pour l’athlé tout simplement. Je pense que chaque club a des spécificités / des points forts et que s’ils étaient partagés, l’athlé bruxellois serait à un bien meilleur niveau !

 BA : Quel est ton lieu d’entrainement préféré à Bruxelles et pourquoi ?Baune

J’adore la salle de musculation du centre Adeps d’Auderghem. Elle est extrêmement fonctionnelle et parfaitement équipée pour notre sport. De plus, elle ‘évolue’ dans le temps puisque les responsables sont sans cesse à la recherche du meilleur équipement. D’autre part, il y a aussi un couloir d’athlétisme et un bac de longueur juste à côté, ce qui est idéal pour faire du transfert. C’est parfait pour notre sport ! 

Sinon, en ce qui concerne les pistes en soi, la piste du Roi Baudouin reste "magique" et est très intéressante pour les entraînements, notamment par le fait qu’elle est extrêmement rapide et que les athlètes y ont des super sensations, ou encore en raison de sa multitude d’escaliers, ce qui reste un merveilleux outil pour les séances hivernales ! ;) Par contre, il faut user de cette piste avec parcimonie car elle a le défaut de ses qualités : elle est très rapide, mais très dure aussi. Du coup, cela peut être traumatisant si on s’entraîne trop souvent dessus.

Que suggères-tu pour tirer d’avantage l’athlé belge vers le haut ?

Je pense qu’il faut avoir de l’ambition et arrêter d’être trop modeste ! On a du talent en Belgique (on a même une championne Olympique) ! Alors osons le crier haut et fort et donnons-nous les moyens de l’exploiter à 100% ! Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de rêver…tout en gardant les pieds sur terre. Il est important de montrer que d’arriver au sommet, c’est possible ! Maintenant, il est clair que pour pouvoir y arriver à un moment donné ou un autre, se donner les moyens signifie investir de l’argent. Je ne suis pas un homme d’argent et je ne cours pas après, mais c’est une réalité : lorsqu’on a des idées, de la passion et que l’on veut lancer un projet quelconque, à un moment donné se pose toujours la question de savoir où trouver l’argent nécessaire pour le faire. Donc à mon sens, il est de notre devoir en tant qu’entraîneurs de cultiver la passion, de faire comprendre aux athlètes qu’ils ont du talent et de le développer, et qu’en amont, certaines personnes puissent soutenir ces projets avec une aide plus terre à terre.

D’autre part, en dehors de l’argent, j’aurais envie de pousser les athlètes, les coachs, les dirigeants de clubs, … à se donner les moyens de réaliser leurs rêves en allant jusqu’au bout des choses. Il y a 10-12 ans, quand j’étais entraîneur de perche uniquement je me disais que ça serait génial d’avoir un athlète à 7m en longueur… Aujourd’hui, je trouverais génial d’en avoir un à 8m ;) Cela me fait penser à une phrase que les coachs de saut à la perche ont l’habitude de dire en formation : "the sky for limit" ;)

Aller au haut