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Grâce à sa médaille de bronze récoltée aux mondiaux en salle à Birmingham avec Kevin et deux Jonathan, on part à la rencontre de l’athlète du mois DSC 0589de mars, Dylan Borlée. 

Brussels Athletics : Bonjour Dylan, as-tu bien récupéré de Birmingham ?

Dylan : Très bien, on a pris 4 jours de récup après les mondiaux. Les entrainements furent plus longs par la suite.

Vous vous attendiez à un podium…en laissant les champions du monde outdoor derrière vous ?

Avant de rallier l’Angleterre, on ne savait pas à quoi s’attendre vu qu’on n’avait pas réalisé de préparation spécifique. On a bien bataillé en série et notre victoire nous a donné confiance pour la finale. On commençait donc à croire au podium. On se méfiait toujours de Trinidad et Tobago qui alignait une meilleur équipe en finale et on se doutait que les polonais allaient être très solide également.

Si tu pouvais choisir ta place dans un relais, ce serait à quelle position ?

Difficile à dire ! C’est clair que c’est plus chouette d’être au cœur de la bataille et de se retrouver derrière une locomotive. Dans ce cas-là, tu ne réfléchis pas, tu fonce pour suivre. Les places 2 et 3 possèdent cet avantage. La 4è place demande une fameuse responsabilité et Kevin l’occupe tellement bien ! Toutefois partir apporte une certaine valeur de confiance. Il faut vraiment être guerrier en devant supporter pas mal de poids sur les épaules. Je m’y retrouve assez bien.

Comment envisages tu l’après Tokyo pour les Tornados ? DSC 0548

Vu la belle dynamique qui règne depuis des années, je crois vraiment que l’histoire des Tornados a de l’avenir. De nombreux jeunes essaient d’intégrer l’équipe comme Jonathan Sacoor. Kev et Jo sont nos locomotives et sans eux il y aura peut-être une période de reconstruction. Il faut y croire et continuer à bosser !

Quels sont tes différents spots d’entrainement  ?

Durant l’hiver, on est surtout au stade des 3 tilleuls dans notre club du Racing Club de Bruxelles. L’été pour le travail plus spécifique, on apprécie de fouler la nouvelle piste de Louvain La Neuve. On va courir aussi en hiver en foret de Soignes du coté de Jezus Eik ou encore depuis peu au parc entre Wemmel et Jette. Pour la muscu, on bosse à l’Adeps à Auderghem ou à Mounier (Woluwé Saint Lambert).

Quelle est ta piste préférée  ?

Il s’agit bien sur du stade roi Baudouin, même si mon record a été réalisé ailleurs (ndlr Oordeghem) Sinon j’ai adoré la piste de Londres et de Pékin. Le dessin de la piste y est parfait pour le 400m. Même au couloir 2, on y est pas désavantagé tellement les virages sont larges, c’est optimal !

Quel est ton état d’esprit au départ d’un 400m ?

Ce sont des sentiments mixtes. Je m’efforce à rester très calme, imperturbable, détendu et à ne pas trop bouger dans la chambre d’appel. Je fais juste un minimum de drill. Quand j’arrive sur la piste, je gueule un coup pour me procurer un boost d’adrénaline. Je ressens du stress avant la course, mais quand je monte sur la piste, le stress part. Je parviens mieux à me transcender dans les grands évènements.

Tu es arrivé relativement tard à l’athlé, faisais tu d’autres sports avant ?

J’ai joué au foot jusqu’à 12-13ans, puis à la Réunion je jouais au tennis. Mes premières compétitions remontent à 2010. Au foot on me balançait des ballons vers l’avant et l’équipe comptait sur ma vitesse pour faire la différence. En tennis on m’appelait l’essuie-glace car j’essayais d’aller tout rechercher de gauche à droite du court.

Quel est votre planning de la préparation 2018?

On part le 8 avril pour un stage à Orlando. On profitera de la météo favorable pour participer à quelques compétitions sur place.

Comment vois-tu ta marge de progression ?DSC 0600

Je peux encore améliorer ma technique de course dans la dernière lige droite. Je dois travailler mon gainage afin de bénéficier d’un meilleur placement pour moins m’écraser. Je veux aussi développer mon maintien de vitesse. J’ai une bonne vitesse intrinsèque (NDLR 10.61 sur 100m en 2017), mais je dois pouvoir mieux la conserver et améliorer mon niveau sur 200m. En 2017, en année post olympique, on a moins accentué le travail de résistance et ça me manquait un peu. J’ai aussi du mal à être performant tôt dans la saison. J’ai besoin de rythme de course pour sortir les chronos que je vaux. Malgré que je sois bien à l’entrainement, ça ne sort pas toujours dans les premières compétitions.

On te sent passionné pour l’athlétisme, mais est ce que tu suis également les autres épreuves ou tu restes braqué sprint ?

Honnêtement je regarde tout. Encore ici à Birmingham, je suivais tout le programme. Etant sprinteur, c’est clair que j’ai plus d’attirance pour ces épreuves. Je trouve le javelot particulièrement passionnant à suivre dans un stade. Sinon j’aime bien suivre les concours de saut. J’avoue que le lancer du poids m’intéresse un peu moins. Ça m’amuserait d’essayer un jour de la hauteur ou du javelot, mais ce n’est pas l’idéal pour un sprinteur. Ce sont d’autres sollicitations musculaires et c’est un risque que je ne veux pas prendre pour l’instant. L’exemple de Leslie Djhone qui s’était détruit le genou en longueur nous encourage à être prudents!

Si tu devais changer quelque chose dans ton parcours, ce serait quoi ?

En avril 2016, je me sentais super fort à l’entrainement. J’avais été un peu malade et au lieu d’en garder sous le pied, je me suis livré trop intensément dans un sprint en in & out. Mon ischio n’a pas tenu le coup ! Je m’en voulais énormément, cette blessure fut un moment difficile à gérer. J’avais réalisé 45.57 en 2015 et je sentais que j’avais progressé… ! Ce fut une bonne leçon, il faut toujours écouter son corps.

Quel message voudrais-tu faire passer aux jeunes athlètes? DSC 0889

La priorité réside dans l’amusement. Je suis navré de voir encore tellement de jeunes qui enchainent des tours de terrains ennuyeux. Chez les jeunes, le chrono n’est pas indispensable, il ne faut pas toujours chercher à se comparer par rapport aux autres…surtout quand on connait la valeur de leurs performances.  Il faut chercher la progression par rapport à soit même. Je conseille aussi de pratiquer d’autres activités physiques comme le faisait Kevin Mayer par exemple. J’ai malheureusement vu beaucoup de bons juniors espoirs  sur 400m disparaitre trop tôt.  Ne pas forcer et s’appliquer à bien faire les choses et on ne peut que progresser !

As-tu une anecdote à nous partager dans un grand championnat ?

Un souvenir de Rio m’a marqué.  C’était l’équipe de 4x4 botswanaise qui avait pris le même bus que nous pour aller vers le stade et ils chantaient (très fort) tous ensemble dans leur langue. Autant je trouvais ça sympa, ça montrait un bel esprit d’équipe, autant au bout d’un petit temps, chacun ayant envie d’écouter sa musique, ça devenait franchement ennuyant ! Je me suis dit « bon faut qu’on les tue sur la piste

F.Xhonneux et M.Montilla

 

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